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Le Cadeau (2/?)

En silence, tu dévores ton petit-déjeuner. En plus d’être gaulée comme une déesse, elle fait la bouffe comme un chef. C’est la femme idéale. Tu en es presque à te demander si tu ne remplacerais pas ton actuelle compagne par le cadeau qu’elle te fait. Un clou chasse l’autre…
Elle te regarde en attendant sagement que tu termines ton plat, et dans ce provisoire silence tu cogites comme jamais. Qu’est ce qui a bien pu passer par la tête de ta nana pour t’offrir ce genre de cadeau ? Jusqu’où peux-tu aller ? Si tu pousses l’expérience trop loin, l’actuelle propriétaire de ton petit corps d’athlète ne se pointera-t-elle pas pour démonter ta tronche de pervers ? Et après tout, pourquoi tout ça ne serait-il pas un piège pour te tester ?

– Humm.

On ne peut avoir regard plus perdu que le tien. Bovin. Tu es largué et ton cerveau fonctionne plus vite et de manière plus désordonnée que ces mains qui t’amènent tes œufs. Tu dégustes son frichti, tu te régales, évidemment. Le café chaud te ramène à la dure réalité, et ce qu’il y a de bien, c’est qu’elle est totalement identique à ce que tu vis en ce moment même. Tu fais durer les dernières bouchées, de peur que les consignes qu’elle va te donner limitent ton plaisir à portion congrue.

– Si vous avez terminé…

– Faites, je suis toute ouïe.

– Pour vos trente ans, Madame n’a pu être présente. Aussi, tenant à marquer le coup, elle a fait appel à mes services. Je suis ici pour la journée, comme je vous ai dit…

Elle tend la main vers le coffret sculpté.

… Votre épouse a déposé dans cette boîte huit fantasmes sur des petites cartes…

Tes yeux roulent sur eux-mêmes, le loup de Tex-Avery, à côté de toi, a l’air calme et posé. Ton caleçon ne suffit plus à contenir ton envie, mais comme par bonheur tu es assis, les apparences sont encore sauves.

… et pour commencer, vous allez en sortir quatre, au hasard. A vous !

Fébrilement, tu avances les doigts et fais pivoter le couvercle sur ses gonds. La boîte contient effectivement huit papiers, format carte de visite, glacés, que tu risque de faire s’embraser d’un simple contact avec tes phalanges. Ils sont parfaitement rangés dans des encoches, tels les lames de sang d’une disciple de Dexter en goguette. Tu tires le premier. Et tu déglutis, sourdement, avant de reposer le papier devant toi.

– A voix haute, s’il vous plaît.

– Je… oui, pardon. « Profiter d’une soumise, menottée et muette »

Son sourire est carnassier. Elle jubile. Tu ne sais plus où te mettre, dans ta tête c’est quatorze Juillet.

– Continuez je vous prie.

Avec un peu plus d’aise, et une goutte de sueur qui perle sur ton front, tu tires le second.

– « Trio Homme-Homme-Femme »

-Très bien, je note. Papier suivant ?

Ta femme a tapé juste. Jusque là, elle a tout bon, ta « to do list » se coche ligne après ligne;

– « Expérience tantrique ».

Oui, bon, d’accord, tu aurais voulu essayer. C’est sorti, reste à espérer que vous fassiez ça en premier. Parce qu’après un ou deux tours de grand-huit, les chevaux de bois risquent de te sembler fades.
Face à toi, elle acquiesce, pensive, et t’invite à continuer le tirage.

« Glory Hole » sort de ta gorge, remué par un vibrato musical. Elle te dévisage avec gourmandise. Tu as l’impression d’être scanné aux rayons X, découpé au laser.

– Voilà un tirage intéressant.

Sur ses talons et fesses à l’air, elle traverse la pièce. La croupe tendue, elle se penche sur ton ordinateur, saisit le mot de passe et démarre une session Skype. Quelques secondes après la sonnerie d’appel typique, c’est ta dulcinée qui te regarde, ravie de son cadeau.

– Bon anniversaire mon amour !

– T’es vraiment une grande cinglée. C’est quoi cette idée de ouf ?

– Bah quoi, elle ne te plaît pas Leslie ?

– Moqueuse ! Elle est…

Tu te tournes vers elle, histoire de ne pas passer pour le dernier des rustres.

– Vous êtes sublime Mademoiselle.

De nouveau tu pivotes vers ton épouse, qui se marre.

– Bon. Je suis là juste de passage, pour te dire deux choses. D’une part, tu peux faire ce que tu veux avec la demoiselle, tu me connais, pas de risque de jalousie de mon côté. Et d’autre part, te dire que j’ai configuré l’ordinateur pour accéder quand je le voudrai aux caméras qu’on a posées dans la maison. Je passerai vous voir… à l’occasion. J’ai ma journée, les volets sont fermés, je compte bien en profiter.

– T’es une grande malade…

– Une grande malade qui disparaît. Amuses-toi bien mon cœur !

L’écran s’éteint. Noir, mise en abîme. T’es parti pour une journée braguette, et le programme qu’elle vient de t’énoncer est alléchant.

C’est donc la charmante Leslie qui reprend la parole.

– Voilà. Vous savez presque tout. Je vais aller me changer et préparer quelques accessoires. Installez vous donc confortablement dans le canapé. Ah, j’oubliais. Les quatre papiers que vous avez tirés, ce sont les fantasmes que vous avez éliminés.

Rouge pompier !

Attention, actualité brûlante !

Parmi les auteurs que je côtoie avec plaisir, une a le feu sacré en elle. Elle écrit pour Harlequin, a gagné avec un texte magistral un concours organisé par WeloveWords, et nous présente depuis quelques jours son tout nouveau bébé, en numérique et en auto-édition. Franchement, il y a de quoi vous faire grimper à l’échelle, sortir les sirènes deux-tons et les gyrophares, et faire le 18 de plaisir: voilà du rouge, du lourd, du très lourd.

Pour faire connaissance avec le Caporal-Chef Loys De Taillac et ses équipiers : Maxime, Ryan, Sanata, Amandine et Adrien, soldats du feu et du secours à personnes de la BSPP (Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris), la belle Julie Huleux vous offre dix-sept pages qui vous consumeront d’envie.

Une pyromane fiction par épisode que je ne saurais trop vous conseiller. Elle sortira dans quelques jours, et pour que vous vous pâmiez d’émoi, en voici un extrait choisi par mes soins. En cliquant sur la (superbe) couverture réalisée par Lutheen, vous accéderez à l’intégralité des dix-sept pages. Bonne lecture !

Love Compagnie

Alliant le geste à la parole il découpe d’un coup de ciseau sans appel la ceinture de sécurité qui tenait encore Catherine à son siège. Elle ne risque pas de se lever pour autant, coincée comme elle l’est par la portière enfoncée et les cales douillettes qui ont été installées autour d’elle.
L’endroit est exigu et Cat réalise enfin comme Maxime s’est plié pour rester à ses côtés.

Elle respire goulûment l’air apporté par le masque alors que l’opération de découpe de sa voiture fait des bruits angoissants. Le beau pompier remplit un formulaire posé sur son genou, tranquille comme si de rien n’était.
Il a raison, l’oxygène lui fait du bien… Elle en divague presque. Ouvrir l’avant et le toit de sa voiture comme une vulgaire boîte de petits pois ? Pfff bagatelle ! Elle ricane dans son masque en découvrant les visages des nombreuses personnes qui se sont affairées sur sa pauvre petite auto, armées de pinces immenses et autres grands couteaux à dents.

Maxime se redresse pour aider à ôter les débris et les couvertures, tout en surveillant du coin de l’œil sa jolie patiente qui dodeline de la tête lentement.
Les mousses sont mises en place sur les angles coupants de la toiture ouverte, pour permettre l’approche du médecin et l’évacuation de la blessée.

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Envie de lecture ? Me revoilà dans « Fantasmes et Miroirs » !

Fantasmes et Miroirs

J’attendais ça depuis quelques jours, maintenant ça y est, c’est officiel, je suis aussi publié en numérique !
J’ai le grand plaisir d’être formidablement bien entouré dans le recueil « Fantasmes et Miroirs » de la Collection Paulette, aux Éditions du 38

La collection Paulette regroupe (à ce jour) deux coffrets de trois livres numériques. Le premier coffret se nomme Donjon, le second Miroirs. Chaque coffret comporte trois livres que vous pouvez télécharger sur votre liseuse pour la modique somme de 3,99 euros l’unité.
Vous retrouverez ma nouvelle « Derrière le miroir » dans le tome II du coffret Miroirs, qui porte le doux titre de « Fantasmes et Miroirs ».
Je me ferais un plaisir de vous faire un retour de lecture de l’ensemble du coffret quand j’aurais enfin trouvé un peu de temps pour lire.

Ah oui, c’est vrai, un dernier détail (mais pas le moindre): il est disponible ici

Numilog et bientôt sur d’autres plates-formes de téléchargements de livres.

ÉDIT : Il est là aussi

Amazon

Bonne lecture, et n’hésitez surtout pas à me donner vos avis et conseils !

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Paulette : la collection érotique des Éditions du 38

Comme vous avez pu le constater, me voici aussi auteur pour les Éditions du 38 !
Mon texte « Derrière le miroir » retenu fera parti de la collection Paulette.

Mais qui est cette Paulette d’ailleurs ?

La collection Paulette est un hommage à Wolinski et Pilchard, papas littéraires et graphiques d’une certaine Paulette Gulderbilt, héroïne de bande dessinée des années soixante-dix. Une pauvre petite fille riche qui s’ennuie et qui se retrouve prise dans des aventures assez hallucinantes.

Paulette

Vous retrouverez ses aventures dans bon nombre de nouvelles que j’ai hâte de pouvoir lire. Plusieurs thèmes ont été soumis à concours. Les deux premiers furent « Miroirs » et « Donjon ». De quoi s’amuser…

Miroirs sera un triptyque. Venez découvrir notre joli palais des glaces.

Miroirs

« Dans le premier salon se maquillent : Julie Derussy, Ava Castel, Céline Mayeur, Fleur Deschamps, Olivia Billington et Clarissa Rivière.
Dans le deuxième salon s’habillent : ChocolatCannelle, Jerk, Angel Aigu, Stephie, Isabelle Loredan et MissKat.
Dans le troisième salon se déshabillent : Valéry Kumfu Baran, Norah Jolly, Caroline Ravier, Sasha, Viviane Faure et Aude Dite Orium. »

« Donjon » sera divisé en deux tours tout aussi alléchantes l’une que l’autre.

Dans le premier s’enchaînent ChocolatCannelle, Fleur Deschamps, Alana Smith, Marcel Lourel, Viviane Faure, Isabelle Loredan.
Dans le second se déchaînent Clarissa Rivière, Sixtine, Céline Mayeur, Alexandrine d’Aumale, Ava Castel, Fleur Deschamps.

Deux nouveaux thèmes sont sur l’écritoire : « Tabous » et « Bas de Soie ». Pour l’instant, je travaille sur le deuxième… vous avez un extrait du texte sur le billet précédent.

Vous retrouverez les Éditions du 38 ici

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Le cadeau (1/?)

Il est des matins difficiles qui se révèlent devenir de vrais moments de plaisir. Des supposées, pressenties « journées de m@}*/+ » qui s’annoncent et qui pourtant vous laissent d’impérissables souvenirs. La veille, forcément, tu abuses un peu, quelques amis qui passent, des rires, de la bonne bouffe, de la bière de qualité, du champagne peut-être, trois heures du matin, voir quatre. Quand tu termines comme ça, tu le sais, au petit matin tu auras mal au crâne, les cheveux qui poussent à l’envers, et, posé sur la langue, un sac de vingt-cinq kilos de plâtre fin. Alors quand ce petit matin commence à cinq heure quarante-cinq, après peu -trop peu- de sommeil, par le passage d’un camion benne qui se prend pour une Testarossa à ta fenêtre (faire vrombir le moteur du camion, c’est le petit plaisir solitaire du conducteur de ton quartier), tu pestes. Tu vas pisser, tu souffles dans ta main pour savoir si, maintenant que tu as dessaoulé, tu peux survivre avec une haleine aussi chargée qu’un mulet dans le désert. Tu te rends à l’évidence que tes dents pourraient tomber avant ton prochain réveil, tu vas te les brosser et faire un bain de bouche, puis tu remontes te coucher, en espérant que personne ne vienne t’emmerder avant quatorze heures du matin… ce qui arrive à sept heures pétantes. Là, vu comment tu as finis hier, tu te demandes à quelle heure commencent les perquisitions, et tu redescends, en caleçon, faisant fi de toute dignité ou de ton dernier soupçon d’amour propre.

Tu ouvres la porte comme un ours qui défend sa caverne, en poussant un « Ouaiiiiis ?  » prêt à enfoncer la tronche du premier couple de témoins de Jéhovah venu, ou à te retrouver -l’option numéro un- le museau contre le mur avec le poignet inconfortablement collé entre tes omoplates par un gentil fonctionnaire en uniforme.
Dans ton brouillard mental, tu es même à deux doigts de refermer le battant sur… une magnifique brunette aux cheveux courts et au sourire enjôleur, qui énonce ton nom de famille avec la voix d’une hôtesse de l’air (PNC aux portes, les gilets, les toboggans, tout ça tout ça). Lire plus, seulement si tu as l’âge de ne pas être sage

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Plic-ploc fait la pluie

J’adore le cliquetis des gouttes d’eau qui pianotent à ma fenêtre. Je reste là à écouter leur douce musique, faite de plics et de plocs. Mozart, Rachmaninov, allez vous rhabiller, jamais votre oreille n’entendra plus douce mélopée, jamais les doigts de vos interprètes les plus illustres ne fileront plus vite sur les blanches et les noires que l’eau sur mes vitres. Et tout ça, simplement, parce que c’est sous cette douce musique que je l’ai aperçue pour la première fois. Ces sons là parlent à mon cœur mieux que vos concertos. Ils tordent mon ventre comme vous ne saurez jamais le faire.

C’était dans les premiers frissons de l’automne, quand il pleuvait par période de 10 jours sur la jolie Place aux Oignons. Les pavés brillaient, les lumières s’allumaient tôt, et les touristes qui découvraient Lille le faisaient sous un parapluie ou un imperméable. Et moi dans tout ça, je tuais mes soirs assis bien au chaud, sur le rebord de ma fenêtre, un livre inutile à la main, un chat persan voyageur à mes côtés, à regarder s’ébrouer le monde un peu plus bas : ce couple qui se chamaillait, cette mamie qui dodelinait d’un pas lent en remontant vers la Déesse, ces passant qui passaient, plus ou moins bien dans leur peau et dans leur tête, cet homme volage qui circulait au même endroit avec deux femmes différentes sous le bras à quelques heures d’intervalle, ces touristes qui faisaient marcher le commerce local en abreuvant de leurs devises les boutiques de luxe du quartier.

Un soir de pluie, donc, mon cœur est tombé par la fenêtre. Une chute de trois étages, sans filet, pour atterrir à ses pieds. Le temps s’était arrêté et la fraction de seconde seulement si vous avez l’âge de ne plus être sage

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Rencontre (presque) sans paroles

La fumée s’élève doucement, dessinant des femmes et des hommes en volutes, des courbes, des voiles légers, presque transparents. Elle floute mon horizon, m’aidant à imaginer des ailleurs nouveaux ou des réalités transformées et à les coucher sur le papier. Les lignes se remplissent peu à peu d’une histoire qui parle d’amour, de luxure et de peaux qui se collent, dans un demain qui n’existe pas encore. J’ai le stylo prolixe, j’adore le bruit de fond qui m’entoure. Les conversations de comptoir sont des successions de non-sens, et le vide de leur propos ne trouble pas mon imaginaire, quand la régularité du tic-tac d’une horloge arriverait à me faire perdre le fil de mes récits. Lorsque j’écris, je me sens sur un fil, ingénue équilibriste, et un rien peut me faire tomber. Alors, autant choir dans une bonne tasse d’espresso, assise confortablement à la table d’un café du centre-ville. Je perds la notion du temps, le boit souvent froid, mais j’avance, respecte mes délais et enfante sans douleur des pages et des pages de texte. Se vouloir auteure est un travail à plein temps.

Vingt-cinq minutes que j’attends. Enfin, vingt puisque je suis arrivé un peu en avance. Tu parles d’un rendez-vous galant : pas fichue d’être à l’heure à la première rencontre, en voilà une qui marque d’entrée des points. Je ne suis pas patient Lire la suite.Uniquement si vous avez l’âge de ne pas être sage

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Nuit

Trois mois que je la connais, trois mois que je suis tombé sous son charme. Son rire, son parfum de vanille, l’espace qu’elle remplit de sa présence, son esprit affûté, sa repartie… j’aime tout en elle.

J’ai osé, elle a dit oui, mais…

Ce soir, je me suis donc mis sur mon trente-et-un. J’ai l’air d’un adolescent qui se rend à son premier bal. Préparé, dans mon plus beau costume, ma plus belle chemise, parfumé. J’ai même des sous-vêtements neufs. Je suis paré à toute éventualité. J’avance à tâtons dans ce long couloir que je ne connais pas et qui mène à son appartement. À ma grande surprise, elle a accepté ma proposition de rendez-vous, à la première condition qu’il se passe chez elle. C’est bien la première fois qu’une femme me propose une telle chose d’ailleurs. Sans doute a-t-elle besoin d’un environnement rassurant. J’y suis, le doigt levé, prêt à actionner le bouton de la sonnette. J’ai le cœur qui bat à deux cent, le souffle un peu court après avoir monté les quelques marches qui mènent à son logement. Je n’ai pas le temps d’appuyer qu’elle m’ouvre, comme si elle avait senti ma présence.

Sa voix est chantante, je ressens le plaisir qu’elle a à m’accueillir, elle porte son sourire jusqu’à mes oreilles. Comme elle est belle.

Come stai ? Je t’attendais.

– Je vais bien et toi ? Ravi que tu aies accepté que l’on se voie ce soir.

– Je te débarrasse ?

Je lui tends mon manteau, et le bouquet de roses qu’elle s’empresse d’aller mettre dans un vase.

– Merci pour les roses, leur parfum est magnifique.

– Pas tant que le tien.

Affascinante.

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Châpitre 3: Le pépin de la Granny-Smith

– U chais ou chais mis ma ch’mise à carreaux? Chééééérie ?

– C’est pas moi qui la mets, ta chemise!

– …

– De toute manière, on va voir la vieille bique, tu vas pas t’endimancher ?

– Che t’ai déchà dit de pas parler comme cha de ma mère !

– Ta mère, c’est une vieille pomme acide, piquante comme une Granny-Smith. C’est toi qui l’appelles comme ça d’habitude.

– Oui mais bon, ….

– Sur les cintres, accrochés au séchoir, tu as regardé ?

– Merchi !

Un dentiste, ça se brosse les dents au moins trois minutes. Avec un dentifrice adapté à ses petites gencives fragiles, à son émail brillant et à son sourire de commercial. De bas en haut, avec une brosse souple. Le sourire du dentiste, c’est la voiture du VRP : un signe extérieur de vos compétences professionnelles. Si ton praticien refoule du goulot, tu ne fais pas deux séances. C’est assez désagréable comme ça.

 

– On n’y reste pas des heures Julien. Juste le temps qu’elle se souvienne de ne pas nous rayer de son héritage! (suite…)

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Je serai au Salon du Livre Régional d’Etroeungt !

J’y serai! Viendrez vous me voir pour ma première séance de dédicaces ? 

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