Défait divers : Comme au Cinéma

Comme vous le savez, je participe autant que possible à des concours de nouvelles. Et qui dit concours dit impossibilité de vous présenter les nouvelles que j’écris tant que je n’ai pas eu de réponse de l’éditeur du concours.
Et bien aujourd’hui, bonne nouvelle ! Je n’ai pas été sélectionné par la Musardine. Ce qui veut dire, bande de petits veinards (enfin, ça, ça sera si mon texte vous plait) que voici un texte inédit, initialement prévu pour les Éditions de la Musardine. Au passage, si vous êtes amateurs de textes érotiques, c’est LA librairie incontournable du genre.
Lisez le vite avant qu’un autre éditeur le trouve à son goût et me demande de le retirer viiiiiite !

Le thème de l’appel à texte : Faits Divers
J’espère qu’il vous plaira.

 

[CinmaX recherche une comédienne typée africaine, avec sens du rythme, pour tournage de film X. Débutantes acceptées. Rémunération en fonction de l’expérience. « Le Chevalier Angus tombe amoureux de la pucelle Maure venue amuser le peuple en son bon château » Envoyez photos + CV par mail à CinmaX@gmail.com.]

 

– Nous vous écoutons, racontez nous.

Monsieur Cinma.

C’est avec plaisir que notre petite commune de Saint-Jouy mettra à votre disposition gracieusement le château communal pour le tournage de votre série de documentaires historiques.
Conformément à votre demande, les agents municipaux effectueront la pose de barrières Vauban autour du site la veille de votre arrivée, afin que vous ne soyez pas importunés par d’éventuels badauds.
J’ai moi-même contacté l’Auberge du Pied de Cochon, située à 300 mètres du site. Elle sera fière de vous fournir le couvert de manière gracieuse, notre village prenant en charge les onze repas de votre équipe de tournage et de vos présentateurs.
Conformément à l’accord oral conclu lors de notre entretien téléphonique, nous serons fiers de voir le nom de notre belle commune au générique de fin, et ravis que vous organisiez une projection privée gratuite pour nos administrés.
Nous sommes sûrs que votre film participera au rayonnement de notre cité médiévale et ne manquera pas de nous amener quelques visiteurs.

Je vous souhaite par la présente tous nos vœux de réussite et vous assure de l’entier soutien du Conseil Municipal de Saint-Jouy

M.Triaud, Maire de saint-Jouy

 

–- J’arrive face à l’immeuble. Quelques plaques de sociétés à la porte dont celle, toute brillante, de la société CinmaX. Je sonne à l’interphone, et c’est d’une voix chaleureuse qu’il me répond. Je suis attendue au deuxième étage, et je prends l’escalier. Je frappe à la porte, il m’ouvre. C’est un grand bureau richement décoré, quoiqu’un peu impersonnel. Aux murs, des affiches de films méconnus, une bobine ancienne mise sous verre, présentée comme le sont les disques d’or dans les majors du milieu, et beaucoup de photos d’acteurs signées au feutre. Zara White ou Clara Morgane sont les seules que j’arrive à reconnaître, mais les autres ont l’air d’avoir tout aussi bien réussi leur carrière. Des stores vénitiens occultent partiellement les fenêtres et nous protègent des regards extérieurs, zébrant de soleil et d’ombre l’épaisse moquette rouge sombre. Dans le coin, un canapé, une table de salon, et une caméra sur son pied. Un gros modèle, assez impressionnant. De chaque côté, deux projecteurs. De toute évidence si essai il y a, il se fera là.

C’est un jeune homme souriant, la bonne trentaine assumée. Des tempes grisonnantes, cheveux courts, des fossettes et des yeux très sombres. Le costume bleu sombre, légèrement irisé, est impeccablement taillé. Smalto peut-être. En tout cas il respire la coupe sur mesure et le tissu coûteux. Pas le genre de choses qu’on trouve dans les galeries marchandes du coin. Il se présente comme étant le réalisateur avec un léger accent des pays de l’est, mais dans un français parfait. Il insiste pour que je l’appelle Yvan et que je le tutoie, pour me mettre à l’aise.

Derrière le bureau, son acolyte n’a pas bougé. Il est au téléphone et semble aussi soucieux qu’affairé. Il prend des notes, parle fort d’argent, de subventions, d’accord. Le ton reste calme mais les mouvements de son corps dégagent la force et l’assurance de celui qui décide. Sa conversation se termine par des échanges de cordialités. Apparemment, il a eu de son interlocuteur ce qu’il demandait. Yvan s’approche alors pour faire les présentations. Je vais jouer tout le monde, après tout, c’est mon métier.

— Chiara, voici Oleg, Oleg Cinma. C’est le directeur de la maison de production. Et mon fidèle ami depuis notre premier film il y a six ans. Il a le flair, l’œil qui repère le talent. Tu devras nous convaincre tous les deux.

D’une main, il fait le tour des affiches au mur.

— Et si tu as ce qu’il faut, ta photographie ira rejoindre celles de toutes ces stars du X. Il ne te le dira pas parce qu’il n’est pas homme à se montrer, mais il a contribué au succès de toutes celles-ci.

Toujours planté sur sa chaise de président, il n’esquisse même pas un sourire. Il a l’air froid, professionnel. Il ne m’a pas tendu la main et je n’ose pas m’avancer plus. C’est un homme bien plus intimidant qu’Yvan. Et puis… il est silencieux. Le silence, c’est la peur, le vide, le vertige. C’est la chose que je crains le plus.

[Bordereau de location

– Un lit à baldaquin style ancien, avec literie et rideaux. 83E

– Un tapis grande taille, motifs anciens. 26E

– Deux armures type II (en kit, à monter soi-même) 156E

– Coffres grande taille bois 20E

– Paravent fer forgé 18E

Règlement effectué par chèque à la livraison. Montant total : 303 euros TTC]

 

Yvan m’invite à m’installer dans le canapé pendant qu’il allume les projecteurs et la caméra. Je pose ma veste sur une chaise. Je porte une tenue adaptée à mon tout premier casting : jupe volante, t-shirt près du corps, baskets. Ma copine de toujours Émilie m’avait prévenue : « Vas-y en tenue décontractée, l’essentiel sera de pouvoir enlever tout ça avec grâce ». Et là il me dit :

— Présente-toi à la caméra, on va voir si tu accroches bien la lumière.

Du bureau, Oleg a fait avancer la chaise jusqu’à quelques mètres derrière la caméra. Et il est toujours muet. Je me force à me concentrer sur Yvan, bien plus rassurant.

— Alors… je m’appelle Chiara, et j’ai vingt-trois ans. Je suis originaire de Lille et c’est mon premier casting. J’aime le sexe, évidemment, et je le pratique avec des hommes comme avec des femmes, même si j’ai plutôt des envie hétérosexuelles en général.

— Et qu’est-ce que tu es prête à faire ? Qu’est-ce que tu n’aimes pas ?

— Les trucs un peu sales, j’avoue, je ne préfère pas. Par contre fellation, sodomie, double pénétration, jeux lesbiens… être attachée, fessée, mordue… ce sont des choses qui m’excitent beaucoup.

— Et tes atouts, tu penses que c’est quoi, par rapport à toutes celles qu’on a reçues pour le casting ?

— Mon homme dit que je suis insatiable. Gourmande, bouillante, fiévreuse et que…

D’une voix sèche, Oleg m’interrompt. Enfin il s’adresse à moi.

— Non, mais on ne te demande pas si tu as une thèse en socio’. Quand Yvan parle de tes atouts, ce n’est pas ça qu’il veut entendre. Tu es bien foutue, mais tu as quoi de plus que les autres ??

— Je…

Sans perdre de ma fragile superbe, je remonte d’un coup mon t-shirt, pour laisser apparaître mes seins. Ce sont deux obus qui jaillissent à leur face, tétons fièrement dressés. Je fais un 90E, et je n’ai besoin d’aucun maintien. Cent pour cent naturels, je suis une fille de la ferme, élevée au grain. Et je compte bien réussir à le leur prouver.

Cette fois, Oleg sourit.

— Elle me plaît bien la petite. Elle n’a pas froid aux yeux. Tu fais les prises lumière Oleg, moi j’ai rendez-vous avec un financeur. On regardera les rushes ensemble demain matin.

[A l’attention de Monsieur Cinma
Président de la Société CinmaX

Paris, le 12 Juin 2015

Objet : Relance n°1 – facture n° 1256-666
P. J. : Duplicata de la facture n° 1256-666

Monsieur,

Sauf erreur ou omission de notre part, le paiement de la facture n°1256-666 datée du 17 Avril 2015 pour un montant de 4135 euros, et arrivée à échéance le 17 Mai 2015, ne nous est pas parvenu.

Nous vous prions de bien vouloir procéder à son règlement dans les meilleurs délais, et vous adressons, à toutes fins utiles, un duplicata de cette facture en pièce jointe.

Si par ailleurs votre paiement venait à nous parvenir avant la réception de la présente, nous vous saurions gré de ne pas tenir compte de celle-ci.

Vous remerciant de faire le nécessaire, et restant à votre entière disposition pour toute question, nous vous prions d’agréer, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.]

 

Sans me saluer, il sort de la grande pièce pour aller à je-ne-sais-quel rendez-vous, me laissant seule avec Yvan le terrible… terriblement mignon.

–- Excuse-le, il est toujours comme ça. Mais pour le business, il est le meilleur que j’aie croisé. Et c’est la première fois depuis Clara qu’il me dit qu’une fille lui plaît. Tu lui as tapé dans l’œil.
Maintenant, il faut que nous passions aux choses sérieuses.

Je me suis déshabillée, entièrement. Je n’avais de toute manière pas grand-chose de plus à enlever que ma jupe et ma culotte. Il a bougé un peu les projecteurs et réglé la caméra.

— A toi de jouer. Montre-moi ce que tu sais faire.

J’ai remonté mes talons face caméra et écarté les cuisses pour laisser apparaître ma chatte. Rasée de près, il pouvait y voir mes deux grandes lèvres percées par mon bouton. L’excitation montait déjà en moi, nul besoin de lubrifier, elles s’ouvraient déjà par la pensée. J’ai alors commencé par laisser traîner un doigt pour des caresses on ne peut plus agréables. J’en avais déjà des frissons dans tout le corps. C’est que j’ai toujours été un peu exhibitionniste, vous comprenez ? Oui, je vois que vous comprenez. Je continue.

— C’est pas mal, tu te débrouilles bien pour une débutante. Et pour la lumière, c’est très bien aussi. Ta peau prend bien les projos et avec un maquillage adapté, ça sera parfait.

— Encore ?

— Oui, on en a pour une vingtaine de minutes avant de pouvoir se faire une idée. Essaie d’être un peu plus expressive, souriante. Joue avec l’objectif, et gémit un peu aussi. Là on dirait que tu ne le fais que pour toi. Penses que des milliers de gens vont te regarder, que des nanas baisseront leur culotte pour se satisfaire, que des mecs se branleront et que des couples baiseront en matant tes films. Alors on fait profiter le public. Joue !

Mon doigt avait trouvé l’ouverture, j’obtempérais. Accélérant les caresses, je jouais avec mon clitoris sans ménagement, poussant des « OH » et des « AH » sans avoir à simuler. Je me mordillais les lèvres, jouant de mon sourire et de grimaces de plaisir. L’index entrait et sortait. Franchement, je n’avais pas à me forcer, c’était naturel, et l’excitation appelant l’excitation, j’avais envie de plus. De plus gros même. Vous savez de… oui, j’enchaîne pardon.

— Toute seule tu te débrouilles. Tu es venue avec ton homme pour une première scène ?

— Non, j’ai ma copine qui m’attend dans la voiture, mais le porno, c’est pas son truc. Elle préfère le sexe dans le noir, entre amis consentants, mais sans les caméras.

— Merde, c’est con ça. Et tu penses pouvoir revenir si on prévoit un acteur ?

— Oui, ou alors on fait ça maintenant ? Sauf si bien sûr tu as besoin de rester derrière la caméra ?

Je joue mon va-tout, il est mignon, et les scènes de cul, ça doit le connaître. Et puis j’ai adoré cette petite odeur de vanille quand il m’a ouvert la porte. Si c’est comme ça sur tout son corps, je vais devenir complètement folle.

— C’est pas dans mes habitudes, mais effectivement ça ne sera pas la première fois. C’est jouable. Et le patron sera ravi de te voir si motivée.

— C’est même dommage qu’il soit déjà parti !

Le réalisateur s’avance vers moi, le jean gonflé. Je fait glisser le zip, et de la main vais chercher sa queue. Un beau morceau, pas encore tout à fait raide. Je décalotte le gland et il s’en dégage une odeur de noisette… et de vanille. Alors que j’avance la bouche, il sort de sa poche arrière un préservatif.

— Safe-sex, obligatoire dans notre maison. Certains ont joué aux cons dans les années 90, nous on milite pour du sexe couvert.

A l’attention de Monsieur Cinma
Président de la Société CinmaX

[Objet : convocation au Tribunal de Grande Instance

Procès intenté par le Maire de Saint-Jouy, la société de location Locamatos, et Mademoiselle Leluc Chiara à votre encontre.

Paris, le 14 Novembre 2015

Monsieur,

Madame le Juge a ordonné l’ouverture des débats le 21 Décembre 2015 à 14 heures.

Nous vous prions de vous présenter à la date et heure indiquées pour une opposition à vos contradicteurs. Cette présence n’est pas facultative et des débats découleront un jugement. Merci donc de prendre vos dispositions pour assurer votre présence à l’audience.

La greffière]

 

Délicatement, j’ouvre l’emballage, et je sors la capote. Je l’oriente dans le bon sens, et la place contre mes dents. Je m’approche pour mettre en place le condom avec la bouche. Le latex recouvre doucement le gland qui gonfle encore un peu. J’avance ma tête, j’espère que mon meilleur profil est bien visible sur la pellicule. Doucement, le préservatif se déroule et des lèvres et de la langue, je le pousse pour qu’il vienne épouser la queue d’Yvan jusqu’à la la garde. Cette fois-ci, vous pouvez me croire, il l’avait raide, du vrai béton ! Oui pardon, je m’égare. Mais ça va vous ? Vous êtes tout rouge ? Ah, d’accord, c’est la clim. Je ne m’arrête pas, faudrait pas que ça dure des heures…

— Peu de nanas arrivent à faire ça correctement. Tu marques encore des points Mademoiselle.

Silencieusement, je monte et je descends. Je le suce en profondeur, en longueur. En pipe, je suis douée il paraît. D’une main je libère ses bourses. Je jette des œillades à la caméra. Pour ma première scène j’assure. De l’autre main, je continue à me caresser. Je plonge mes doigts pour préparer l’arriver de son sexe.

— Parfait. A quatre pattes maintenant.

J’obéis, docile. Je fais la chienne sur le divan, et je sursaute lorsqu’il pose sa tige sur ma chatte brûlante. D’un coup sec, il l’enfonce. Je crie. Vous ne pouvez pas savoir comme c’était bon ! Je l’ai senti entrer en moi comme si il prenait possession de tout mon corps. Je vibrais comme un gode à piles !

Pendant dix minutes, il me lutine avec ardeur, avec un mélange de douceur et de force. Un professionnel, sans aucun doute. Je me malaxe les seins, j’ai les tétons qui pointent vers l’horizon. Il sont assez longs, c’est aussi un de mes atouts dans le métier. Je jouis en même temps que lui dans des hurlements de furie. Pas besoin de prolonger la prise apparemment. Là, je me retourne, ote le préservatif et je viens lui lécher le gland. Il me félicite et me donne une carte de visite au nom d’Oleg après avoir remballé son matériel et jeté la capote dans une poubelle.

— T’es partante pour un tournage dans huit jours ? Genre médiéval, à Saint-Jouy, un bled pas loin… ?

— Plutôt deux fois qu’une ! Mais tu es certain ? Pas besoin de l’accord de Monsieur Cinma ?

— C’est moi qui choisis mes actrices. Bon, ça ne sera sans doute qu’une journée de tournage, tu feras quelques scènes qu’on intégrera au montage. Je te rappellerai pour confirmer jeudi si tu es d’accord. Mais si tu as des états d’âme, dis le tout de suite, ça coûte du pognon de tourner dans de beaux décors, et on est clairement allergiques aux lapins…

Professionnel, il termine le rendez-vous par une poignée de main, tellement éloignée de ce que je viens de prendre dans la chatte…

[Procès verbal de déposition

Commissariat de Saint-Jouy

06 Août 2015, 14h35

Monsieur Le Maire de Saint-Jouy, ici présent et sous contrôle de l’officier du Ministère Public déclare :

…Alors là, il m’a dit qu’on ne pouvait pas accéder au lieu de tournage parce que le réalisateur était assez susceptible, colérique même. Qu’en dehors des techniciens de plateau, il n’acceptait personne.
J’ai insisté, surtout vu que le patron de l’auberge m’avait dit que les acteurs qui étaient venus manger étaient… un peu particuliers quoi.

Il faut le dire Monsieur l’agent. Les filles étaient habillées comme des putes, et les hommes ressemblaient surtout à des gigolos. Son tournage ne ressemblait pas plus à un reportage sur le Moyen-Age que moi à une bouteille de guignolet ! Moi, fallait que je monte voir ! Pas par curiosité malsaine, juste par acquit de conscience !

J’ai insisté, et quand je suis revenu avec votre collègue gendarme, ils avaient tous fichu le camp ! Plus personne sur place. Ils avaient même abandonné là des armures ! J’ai pas envie que le nom du village soit sali, vous comprenez ? Je veux déposer plainte ! …]

 

–- J’ai attendu jeudi comme une chatte en chaleur. Quand j’ai eu son coup de fil, j’ai bondi de joie. Mon premier film , du cinéma X, avec un gars qui semblait avoir des références. Il avait quand même fait tourner Clara Morgane ! C’est un acteur qui est passé me prendre à la maison et qui m’a emmenée au château. Un beau gosse aussi. Un grand blond avec des muscles partout. Sur la route, il m’a demandé de le mettre en condition pour pouvoir tourner de suite. Je l’ai caressé par dessus son pantalon en lin. Il avait un vrai gourdin planqué là-dessous. J’en ai presque pris peur. Ce truc là, dans mon cul ? Mais je n’allais plus savoir marcher pendant trois mois ! Je lui ai proposé de le sucer pendant le trajet, il était d’accord. Je n’y suis pas allée trop fort pour la sécurité routière, vous comprenez ? Juste ce qu’il fallait pour qu’il l’ait bien raide quoi. Je n’ai pas vu la route passer.
Ensuite, on est arrivés dans une sorte de vieux château entouré de grilles et d’un grand parc, avec des douves. Ils s’étaient installés à l’intérieur, dans la pièce principale. Sur le plateau, il y avait un grand lit à baldaquins, une tenue de soubrette pour moi, des armures ici et là, une grosse caméra, des spots. Un truc normal pour un tournage je crois !

J’ai enfilé ma tenue de soubrette, elle me grattait un peu. Je suis entrée dans le champ de prise de vue. Yvan a crié action, et je vous passe les détails de mon arrivée mais j’ai recommencé à sucer l’acteur blond. Yvan me donnait pas mal de conseils. Oleg, pour une fois était souriant. Après l’avoir bien fait raidir, il m’a emmenée sur le lit, et m’a forcée à mettre les mains sur la couverture. J’ai écarté les cuisses et il a rentrée sa queue dans mon cul, sans sommation. Il a continué même après le « coupez ». Faut dire que j’étais au bord de l’extase et que je ne l’aurai pas laissé repartir. Puis c’est le réalisateur et même le patron qui sont venus. Il y avait des queues partout Monsieur le Juge. Je ne savais pas où donner de la tête. J’en avais une entre les fesses, une dans la bouche, et l’autre se promenait autour de moi en attendant son tour. Je peux vous dire qu’ils ont fait trembler le lit à baldaquins ! C’était de la folie. Le pire Monsieur le Juge c’est qu’ils ont réussi à me faire jouir plusieurs fois de suite ! Chacun ! Je ne sais pas ce que donnera le film, mais en tout cas, c’était mémorable.

— Mais quelque chose me chagrine Mademoiselle… Vous êtes dans la liste des plaignantes mais vous ne demandez aucun dommage et intérêt. La société de location demande le remboursement du matériel abandonné, le Maire de Saint-Jouy une compensation pour avoir nui à l’image de la ville, le restaurateur pour des repas impayés … mais vous ?

— Ah non Monsieur le Juge. Moi je veux simplement qu’on les retrouve. Juste pour recommencer !

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