Charlie Hebdo

On n’est pas armés. On n’est jamais armés contre la barbarie.
J’ai grandi derrière les dessins de Cabu, Wolinski. J’ai lu et relu les Hara-kiri et les Charlie Hebdo. Et j’ai ri.
Ri de les voir aller là ou je n’aurais jamais le courage de poser le stylo. Ri de leurs conneries, de leur liberté, de leur culot et de leur capacité à aller trop loin avec la force des gens que rien n’effraie.

Aujourd‘hui, des sombres crétins fanatisés, des gens qui pensent que la religion prime sur la loi, ici, en France, en République, et qui se croient capables de juger et de punir, ont tué un petit bout de ma jeunesse et un grand modèle d’irrévérence.

Aujourd’hui, en se disant d’une religion sur laquelle ils crachent par leurs actes, ils nous ont tous touché un peu. Beaucoup. J’en ai un nœud à la gorge et les larmes ne sont pas loin.

Touchés, mais pas tués. Derrière les policiers abattus et l’équipe de Charlie, il y a nous.

Nous sommes Charlie, et nous sommes invincibles. La liberté ne s’assassine pas à coups de Kalachnikov. La liberté se dessine, s’écrit, aussi vrai que les fanatismes se gomment.

Au revoir, mes amis. Je ne vous oublierai jamais.

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