Déçu mais pas trop

Bon.

Parfois, on a des craintes qui se révèlent totalement justifiées. J’avais un gros doute sur l’avis de mon chef de service concernant l’autorisation de parution d’un livre sur les perles du Samu.
Je ne m’étais pas trompé.

Je comprends ses réticences, je les avais moi-même exprimées avant le lancement du projet.
Je ne partage pas son avis mais je respecte ses arguments. L’association de traits d’humours avec un service dont l’image ne doit pour lui n’être qu’excellence et sérieux est impossible. Donc voilà.
Le livre sortira ailleurs, parce que d’autres Samu ont l’accord de leur chef de service et que certains collègues avaient déjà commencé à écrire des choses semblables.

Je tiens à les remercier d’avoir mis en pause leur projet et même participé au mien, qui était de très loin bien plus avancé. Comme je remercie Laure pour son soutien sans faille et pour les coups de pieds aux fesses qui m’ont permis d’avancer et de terminer ma part du marché.
Merci aussi à Alain pour la couverture très sympa qu’il m’avait offert.
Donc déçu, mais pas trop. J’avais intégré cette possibilité depuis longtemps. Quand on est fonctionnaire, ça fait parti du jeu. Et j’ai bon espoir de pouvoir réutiliser la partie sérieuse du livre ailleurs. Il faut que j’y réfléchisse.
Ça aura été une formidable expérience d’écriture pour moi.  Je cours me remettre à mes nouvelles !

A très bientôt !

Le retour du retour

Bon, j’ai enfin trouvé un peu de temps pour bosser à l’écriture !!

Entre la vie familiale, le travail (le vrai, le payé assez pour acheter à manger) et les activités extra-toutlereste, je n’avais pas écrit quand chose depuis l’été.

Donc, dans la rubrique newnews :

J’ai terminé (sauf retour, mais il ne devrait pas y en avoir beaucoup je pense) les corrections du projet de livre Samu. Donc direction le bureau du boss pour essayer d’avoir son accord pour publication. Ou du moins le droit de poursuivre un peu plus haut la demande d’autorisations

J’ai reçu un petit message qui me fait tout drôle. Une petite fille qui a aimé mon livre va le présenter devant sa classe.
Vous savez, celui là

http://livre.fnac.com/a9329618/Cedric-Givaudan-Les-grands-ne-savent-pas-nous-parler
 
Bref, une journée agréablement remplie… d’autant plus qu’une amie semble tentée par un peu d’écriture à 4 mains…

Au boulot !

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Impardonnable

Bon, je sais, je suis impardonnable…

Quasi six mois que je n’ai pas mis les mains dans le cambouis de ce blog. Mais je ne vous oublie pas.
J’ai toujours quelques projets en route.

D’abord, le livre sur le SAMU. La couverture est prête, Les corrections se terminent, restent encore à passer sous la lame de la direction de mon lieu de travail. Parce que oui, forcément, fonction publique oblige, il me faut l’accord de ma direction pour publier.

Ensuite, j’ai enfin réussi à décider une amie. Elle devrait, si elle a le temps -mais on va le prendre- illustrer une nouvelle toute fraîche… qu’il va me falloir écrire.

Enfin, je tente un concours, mais cette fois -si nous arrivons à ne pas être hors-délai- sur de l’écriture à deux mains.

Voilà les nouvelles neuves du front. J’ai toujours trop peu de temps pour écrire à mon goût, mais gageons que la situation s’améliorera début juillet.
Hauts les cœurs, et bonnes lectures !

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Les grands ne savent pas nous parler.

Voilà, 2015 est sous les cendres, et pour bien faire la bascule, je vous dévoile ma fierté du moment.
Après de longs mois de travail, tant d’écriture que d’illustration… Tadaaaaaaam. Voici « Les grands ne savent pas nous parler »

 

Les grands ne savent pas nous parler couverture

Je suis ravi de vous présenter NOTRE PREMIER LIVRE POUR ENFANTS ! Xav’ Bidule et moi même sommes donc les heureux papas d’un livre autant destiné aux grands qu’aux petits puisqu’il aborde un sujet difficile, celui de la mort d’un proche et de la manière dont l’enfant et les adultes ressentent cette absence.

J’ai proposé ce texte à un concours il y a quelques longs mois de ça, aux Éditions L’Encre Parfumée de Lys. Laure, l’éditrice, a cru en ce texte au point de le refuser pour le concours, mais de vouloir en faire en livre, et même de me proposer d’entamer une collection. J’y travaille au gré de mon inspiration et je tiens à la remercier pour sa patience comme pour sa ténacité ! Comme je tiens à remercier Xav’ Bidule pour son exceptionnel travail d’illustration, plein de douceur, de lumière et d’intelligence, complément idéal du texte. Vous noterez également que la police de caractère utilisée est adaptée aux dyslexiques et leur facilite la lecture.

Les grands ne savent pas nous parler Interieur

J’ai voulu ce texte comme un support, une aide pour les parents dont la famille est confrontée à un décès et qui ont besoin d’expliquer ça aux enfants. Moi, en tant qu’adulte, je me sens toujours en difficulté quand je dois aborder des sujets tristes et difficiles avec mes filles. J’essaie d’y mettre autant de tact que possible, mais… voilà, vous savez comme moi que ce n’est pas évident. Nous sommes Grands, et rien de plus difficile que de parler simplement aux Petits.

Pour commander :

  • En allant dans votre librairie de quartier (vous savez, la petite qui risque de fermer si vous n’y allez plus) et en leur donnant le numéro d’ISBN 979-10-93245-06-5. Votre libraire se le fera livrer à la boutique et vous passerez le récupérer quelques jours plus tard.
  • Sur le site de la Fnac en cliquant sur le lien qui suit : Les grands ne savent pas nous parler
  • Sur le site de la maison d’édition et laissez vous guider. C’est Ici

Si vous voulez une dédicace, suffit de venir me voir avec le livre. Et si vous êtes trop loin, envoyez moi un petit message qu’on s’arrange entre nous.

Merci encore de me suivre, et meilleurs vœux pour cette année 2016 que je vous souhaite pleine d’amis, de partage, de tolérance et d’amour. Soyez heureux !

 

 

 

 

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Un joli gratuit, et un récap’

Oui, bon, voilà, ça arrive…
Je suis en retard pour tout en ce moment.Donc, deux chose : d’abord, la Collection Paulette a décidé, avant les fêtes, de vous offrir un collectif absolument charmant.

Cinq filles auteurs de nouvelles érotiques, s’appréciant dans la vie comme à l’écrit, ont eu envie d’écrire à propos l’une de l’autre. Elles ont échangé des photos et ont laissé leur imagination vagabonder. Certaines ont inventé des histoires de toutes pièces, d’autres ont évoqué l’écrivaine et leurs fantasmes. Les textes sont tendres ou épicés, joyeux ou mélancoliques, poétiques ou bien ancrés dans la réalité…

Ce projet les a rapprochées, leur a permis de mieux se connaître encore. Elles ont eu envie de relier leurs textes en un recueil illustré pour l’offrir à leurs lecteurs, sans qui elles n’existeraient pas.

On dit merci qui ? NOOOOON pas Jacquie et Michel ! M’enfin, bande de gros dégoutants ! Ici, on a un peu de classe !
On remercie avec toute la douceur qui vous caractérise l’adorable Julie Derussy, la féline Miss Kat, la talentueuse Cassandra Maraval (qui n’a pas de site à elle apparemment, mais que vous retrouverez dans la Collection Paulette bien sur mais aussi dans la Collection Osez de la Musardine), la gourmande Clarissa Rivière et enfin, main de fer dans un gant de velours, Aline Tosca.

Je me suis régalé à lire mes camarades de jeu. Et vous ?

La première chose étant faite, voici un petit récap’ des ouvrages dans lesquels j’ai eu le plaisir d’être publié

Dans la Collection Paulette : Désirs d’évasionBas de Soie et Talons Aiguilles et Fantasmes et Miroirs. A télécharger dans vos liseuses ou sur votre PC/Portable/Téléphone/Boulier…

Aux Éditions L’Encre Parfumée de Lys, dans les ouvrages papier Tintamarre des Sens et Juste un Moment D’Amour. Et puisque c’est du papier, je peux même vous les dédicacer, vous y laisser mon 06…

Aux Éditions L’Ivre-Book : Étreintes Masquées, en téléchargement pour lire sous votre couette. Ou dans le métro, mais attention à votre voisin qui lira par dessus votre épaule.

N’hésitez pas à mettre tout ça dans la hotte du Père Noël !!

Bonne préparation de fêtes à tous.

Jerk, qui vous bisoute.

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Aragon avait raison, et Paris ne sombrera jamais.

PARIS – Louis Aragon

Où fait-il bon même au cœur de l’orage
Où fait-il clair même au cœur de la nuit
L’air est alcool et le malheur courage
Carreaux cassés l’espoir encore y luit
Et les chansons montent des murs détruits

Jamais éteint renaissant de la braise
Perpétuel brûlot de la patrie
Du Point-du-Jour jusqu’au Père-Lachaise
Ce doux rosier au mois d’août refleuri
Gens de partout c’est le sang de Paris

Rien n’a l’éclat de Paris dans la poudre
Rien n’est si pur que son front d’insurgé
Rien n’est ni fort ni le feu ni la foudre
Que mon Paris défiant les dangers
Rien n’est si beau que ce Paris que j’ai

Rien ne m’a fait jamais battre le cœur
Rien ne m’a fait ainsi rire et pleurer
Comme ce cri de mon peuple vainqueur
Rien n’est si grand qu’un linceul déchiré
Paris Paris soi-même libéré

Louis Aragon

Jean Julien

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Concours HF des Halliennales.

C’était un petit concours sympa sur des nouvelles d’Héroïc Fantasy, j’ai pris du plaisir à y participer. Bientôt je vous mettrai le lien vers les textes gagnants des Halliennales d’Octobre 2015.

affdecoup

 

Voici déjà leur bouilles de vainqueurs !

http://www.halliennales.com/les-laureats-du-concours-de-nouvelles-2015/
En attendant, voici le mien, qui n’a pas été retenu (à vrai dire je m’en doutais, c’était plus pour le défi d’écrire dans un domaine que je ne maitrise pas qu’autre chose).

Choisir

Là, un mouton.

Ici, un cheval qui galope vers le soleil.

Maintenant, ce cheval qui se transforme en visage de femme, avec de très grands yeux et un sourire tendre. Le vent souffle doucement et porte avec lui les nuages qui dessinent, tout là-haut, des chimères et des dragons. Le ciel est changeant, c’est une belle après -midi d’été, comme je les aime. Le soleil réchauffe ma peau, les coquelicots dansent dans l’herbe folle. Dans l’air flotte une odeur de pin et de lilas. Autour de moi, rien que le son des feuilles qui combattent contre Éole. J’ai vaincu.

La quête fut longue et périlleuse, la souffrance m’a accompagné tout le long du chemin. J’ai du vaincre mes peurs les plus profondes pour arriver en ce jour béni de Juillet. Rien ne m’aura été épargné. Horreurs abyssales, créatures de l’au-delà, goules et chancres démoniaques, je les ai tous terrassés. Cette longue route pour me retrouver ici, face à toi, petit cristal. Dernier objet de convoitise en ce bas monde. Tu ferais passer la pierre philosophale pour un vulgaire diamant de roche. Né des entrailles de la Terre, te voilà entre mes mains. Fils du Monde, gravé par dieu lui-même paraît-il, je contemple la sainte inscription qui décore chacune de tes faces, si fine que rien d’humain n’aurait pu en être l’artisan. A voix haute, je déchiffre, syllabe après syllabe, l’écriture faite de volutes.

« Écrivez avec votre sang la date à laquelle vous voudriez recommencer votre vie »

Je suis las. J’ai connu tant de batailles, moult guerres, flots d’hémoglobine et palanquées de morts injustes. Je n’ai plus d’espoir autre que celui de croire en ton pouvoir, celui que la lumière du soleil à son zénith révèle. Ma force aura été de ne pas avoir peur de la mort, sort bien plus doux que la vie que j’ai pu mener jusque lors. Quitter ce monde naurait été que mettre un terme à de trop longues souffrances.

Maintenant, il me faut choisir. Trouver ce jour où tout bascule et transforme le rêve en cauchemar. C’est idiot quand j’y pense. J’ai toujours souhaité recommencer quelque part, sans pourtant savoir à quelle date. Et ce, tout simplement parce mille questions me taraudent : si je retourne dans le passé, aurai-je les connaissances que j’ai pu acquérir durant cette longue vie ? Connaîtrai-je la portée de mes erreurs, celles que j’ai déjà commises par fougue ou par candeur ? Pousserai-je ces portes qui m’ont amené aujourd’hui à réussir cette aventure ou en enfoncerai-je d’autres qui me mèneront bien plus tôt à ma perte ? Recommencer pour faire les mêmes bêtises ? Quelle utilité ?

Rependre tout de zéro ? Si je ne sais pas, quel intérêt ? Vivre à nouveau les langes, les genoux écorchés, les pleurs et les rires d’enfant, le premier baiser de Viviane, la première nuit dans les bras de Virginie, sourire à l’arrivée de mon fils, tomber au trente-sixième dessous le jour où sa mère me quitte ? Recommencer la douleur de la mort de mes parents ?

Choisir un jour heureux pour le bonheur qu’il m’a apporté. Choisir les instants parfaits, celui lors duquel je lui ai passé la bague au doigt, celui du premier cri d’Étienne. Mon retour de la guerre peut-être ? Simplement pour avoir le droit de profiter d’un bonheur nouveau, encore et encore ?

Vivre deux fois sans le savoir, ça me servirait à quoi ?

Pire encore, je pourrais imaginer que de cette ignorance accoucherait une boucle infinie : vivre à nouveau, réussir, échouer, et au final, retrouver cette pierre et refaire le même choix. Dérouler le fil de ma vie, et à ce point crucial, le remettre en bobine, recommencer. Dérouler, rembobiner, recommencer. Dérouler. Rembobiner. Recommencer. Perdre son temps à passer son temps.

Et si jamais, par chance, utiliser la pierre du temps s’accompagnait de l’immense pouvoir de savoir ce qui m’arrivera en suivant les chemins que j’ai déjà pris ? Si ce caillou magique me donnait ce privilège ? Dois-je refaire certaines erreurs ? Où alors changer de chemin pour vivre autre chose, et me tromper sans doute à nouveau. Reprendre la route qui désormais est pavée, la quitter pour ce chemin de terre et de trous ; voici les deux possibilités qui me seraient offertes. Le jour où je fus tenté par cette diablesse, fuir, tout simplement tourner les talons et ne jamais entrer dans cette chambre avec elle. Cultiver mon bonheur en en choisissant les plans les plus sains ? Ne garder de mon passé que les choix fructueux, me corriger… ou choisir pire par méconnaissance ? Je ne puis dérouler l’arbre des possibles et faire un choix raisonné, alors recommencer… quelle utilité, quel sens ?

J’irai, seconde après seconde de cette nouvelle vie, peaufiner un plan qui m’amènera à quoi ? Au bonheur ? Ce serait un moindre mal après tant d’effort. Au malheur ? Effacer son ardoise pour en noircir une neuve et payer sa vie entière ? Être fidèle, aimant, père modèle, couler jusqu’à la fin des jours parfaits. Éviter les moments difficiles. La tirer par la manche juste avant qu’elle ne tombe. Rester papa jusqu’à mes vieux jours. Repousser la mort, la mienne, celle des miens, de ces très proches qui sont partis avant moi. Te garder un peu plus longtemps près de moi, Maman…

Je pourrais aussi ne rien faire. Choisir l’inaction devant ce qui a été mon Graal. Le reposer, continuer ma route, vieillir, plier, partir. Laisser le suivant tenter sa chance à son tour, et probablement faire un choix différent du mien, absurde épilogue de tant d’efforts.

Pourquoi pas après tout ? Ce ne serait pas vraiment renoncer ! Je me serais battu pour lélégance du combat et non la gloire de la récompense. C’est on ne peut plus noble ! Héroïque presque ! Je serais celui qui a fait pour le plaisir de faire, sans accepter le trophée de cette éreintante route.

Je coulerais des jours plus ou moins heureux, à l’ombre du tilleul, à veiller sur les miens. Souffrir sans doute, rire parfois, mourir à petit feu. N’est-ce pas ce à quoi chaque honnête homme rêve ?

Où alors…

Où alors jouer avec le feu. Biaiser la règle et laisser la sagesse des ancêtres décider à ma place. Voilà la solution ! Poser la pierre, et faire s’appliquer la prophétie à ma manière !
C’est clair maintenant, « écrivez avec votre sang la date à laquelle vous voudriez recommencer votre vie ». Rien ne me force à donner une forme numéraire à cette date ! Je pourrais aussi bien dire que je veux recommencer ma vie à la date à laquelle j’ai été le plus heureux, celle ou j’ai fait le pire choix de mon existence, ou encore le meilleur. Jouer avec les mots comme les Anciens qui ont créé cette pierre jouent avec nos vies. Bref, risquer. Parce que le risque aura été toute ma vie, le moteur de mes choix, le flot dans mes veines.

Je sors doucement mon poignard de ma ceinture. Le cuir crisse sous la caresse du métal et je frissonne, perdu entre peur et enthousiasme. J’ai choisi.

Le manche dans la main droite, l’acier froid posé sur ma paume gauche, je n’hésite pas. D’un coup sec, le fil de la lame tranche la peau et la chair. La douleur se propage dans mon bras mais je sourcille à peine. Je referme le poing, et regarde le sang s’écouler sur le sol. Je range mon arme, et viens de l’index droit m’encrer le bout du doigt au filet rouge qui quitte ma main.
La pierre est face à moi sur le sol, et dans le cercle rituel, j’inscris au carmin mon choix sur la dalle de granit. Symbole après symbole, lentement, je rends ma décision irrévocable.

Le ciel se couvre au dessus de ma tête. Les nuages d’été deviennent de menaçantes boules d’orage. Il faisait jour il y a quelques secondes, et maintenant la nuit et les ténèbres ont gagné les lieux. La tempête souffle fort, les tourbillons de poussière m’entourent. Les éclairs zèbrent le ciel et frappent tout autour de moi. Mon monde prend des airs d’apocalypse. L’air embaume l’acier et l’électricité. J’ai l’impression que mon corps est comprimé dans un étau. Chaque centimètre carré de ma peau est écrasé par l’énergie que dégage la pierre. Ma tête tourne, je… tout est froid… ma tête… pourquoi ai-je fait ça ? Pourquoi ??

Mon esprit est emporté loin. Cest mon épouse qui réapparait la première. Je la revois. Quelle était belle avec ses cheveux bruns qui courraient sur ses épaules. Son sourire, vieux souvenir, est si proche. Jimagine mes lèvres se posant sur les siennes et je goute à sa peau sucrée, son corps dans mes bras. Nous étions si heureux. Cétait il y a longtemps et pourtant cétait hier.
Ils arrivent maintenant, les marmots, les anciens, les amis perdus. Ils me félicitent et m
entourent de leur présence bienveillante. Ils sont tous là, ceux qui me manquent. Ils veillaient sur moi et ils sont sans doute partie prenante de cette formidable réussite. Je suis lhomme que leur amour a fait de moi. Ils mont transmis leur courage et ont guidé mon bras vers la victoire. Cette pierre est un peu la leur. Puis ils séloignent, tous, souriants. Elle est la dernière à disparaitre. Mon soutien le plus fort et le plus présent. Les ténèbres menvahissent à nouveau. Plus rien.

Le soleil réchauffe mon visage. Je ne sais combien de temps jai passé, étendu sur le sol, inconscient. J’entends chanter autour de moi les oiseaux, des rossignols dans doute. Une douce brise caresse mon nez. Allongé dans l’herbe, je me sens étonnement léger. J’entrouvre les yeux, la lumière me brûle la rétine. Qu’il fait bon ici. Je sais où je suis.
Je suis à l
endroit même où ma vie a changé. Loin, au dessus de ma tête, les nuages défilent à toute vitesse, passant du gris au blanc cotonneux. Jimagine en eux des enfants qui dansent ou chahutent. Le vent me souffle presque leurs rires insolents. Doucement, je me relève et contemple le paysage.
Il y a quelques minutes à peine, j
humais, vainqueur, les effluves dégagées par les fleurs et les arbres alentours. Pin, coquelicot, lilas. Et maintenant

Ce sont les mêmes odeurs qui flattent mes narines. Le même soleil, le même zéphyr. Je nai pas vieilli, je nai pas rajeuni non plus. En fait, je nai pas changé, et cela pour une raison si simple et évidente quelle mavait presque échappée. La pierre ma renvoyé à ce jour divin, celui lors duquel jai compris que moi seul pouvait faire de ma vie ce que je voulais quelle devienne : je suis revenu aujourdhui.

Être un homme, cest faire des choix, décider de son avenir. Réfléchir, choisir, agir. Il nest pas de talisman qui puisse changer ça. Seul un homme le peut. Je suis celui-là.

 

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Granny-Smith, Ch9 : Ice crime.

Un Vosne-Romanée Prémier Cru Cros Parentoux, millésime 85. C’était l’évidence même et il était jusque là passé à côté. On ne fait d’ultime potion qu’avec un ultime breuvage de base, et pas avec une fin de cuve de mauvais Beaujolais Nouveau. A arme absolue, vin d’exception. Tant d’années d’échecs, de maigres réussites, de succès acceptables pour enfin couronner le tout par l’extraction en une bouteille de la quintessence du mal. Enfin, il avait réussi. Il est heureux. Sur son visage se dessine le plus carnassier, méchant, effrayant et mortel des sourires que la Terre, cette bonne vieille planète qui en avait pourtant vu passer d’autres, ait pu porter. Ses doigts fins se serrent en un petit poing revanchard. Dans son cerveau malade, c’est le Monde qu’il écrase de son pouvoir. Maintenant qu’il le peut, plus personne, vous entendez ? Plus personne ne l’empêchera de devenir le Maitre de l’Univers.

Dans son antre de glace (un méchant doit toujours vivre dans une caverne, une grotte de glace, ou au pire une cave, question d’image) les récipients bouillonnent au dessus des flammes bleues des becs benzène. Les alambics fument, les potions crépitent. D’un robinet pourtant quelconque s’écoule la combinaison d’un des meilleurs vins de la planète et de quelques ingrédients savamment choisis. Au bleu azur des murs répondent le jaune vif de la poudre d’or, le vert de la chlorophylle et le noir du Poivre de Java, reposant tranquillement au fond de tubes à essai. Lui, gris au milieu de cet arc-en-ciel, c’est Adolf Josip Paul Chétif, ingénieur en chimie moléculaire à la retraite, s’apprête à imposer sa toute puissance sur tous ceux qui n’ont jamais compris son génie. S’apprête j’ai dit. Parce que pour l’instant…

Pour l’instant l’interphone se met à grésiller.

— Adou, la blanquette est prête ! Tu viens ?

— Deux minutes, je termine de réparer le vieux transistor et j’arrive.

— Tu vas encore manger froid. Ne traîne pas s’il te plait. J’ai horreur de regarder Julien Lepers toute seule.
— Oui, oui, j’arrive.

Quatre à quatre, il se dirige vers le couloir de sortie. Il actionne la manette et pousse la lourde porte dont les joints plastiques collent un peu aux parois (un changement est à prévoir, c’est fou ce que ça peu provoquer comme surconsommation d’énergie). Dans un nuage de brume blanche, il franchit le seuil et referme derrière lui, s’assurant du verrouillage du système. De retour dans le monde des vivants, il accroche son épais manteau à capuche de fourrure sur le perroquet et regarde, pas peu fier, ce vieux frigo Ariston qui masque si bien l’accès à son domaine. Maintenant dans la cave de sa maison coquette de banlieue parisienne, Adolf, que son épouse appelle affectueusement Adou, redevient le mari aimant et attentionné que ses voisins connaissent à peine. Il remonte l’escalier, le nez encore un peu rougi par les quatre degrés (en tout cas quand le joint du frigo ferme bien) qu’il arrive à maintenir dans ce sous-sol secret. Au rez de chaussé, il ferme à clé la porte de la cave -pour ne pas que les enfants y descendent et tombent, il parait, ce à quoi son épouse rétorque qu’aucun enfant n’est jamais venu dans cette maison et qu’ils ont passé l’âge limite pour en faire qui soient en bon état- et rejoint l’adorable Évelyne qui partage sa vie depuis deux ans maintenant. La seule qui ne lui ai jamais demandé à visiter son antre. Les précédentes… le froid conserve admirablement les corps parait-il.

Dans la cocotte posée sur le dessous de plat, le veau baigne dans la crème, en compagnie de petits légumes. Sur la table, deux assiettes de porcelaine, des couverts en argent, des verres à pied. il s’installe, serviette sur les genoux, et allume la télévision en appuyant sur le bouton de la télécommande.

— Et nous accueillons, pour tenter la cinquième victoire, Madaaaaaaaaame Granny-Smith !

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Séquence découverte… Xav Bidule !

Vous entendez ? Le chant du crayon dont la mine de graphite glisse sur la feuille de Canson ? Le pépiement de la pointe grasse qui tire les pleins et remplis les vides ? Mais faites silence, vous couvrez le frottement de la gomme ! M’enfin, un peu de respect pour l’artiste ! Bande de sales gosses !

Très chers lecteurs, laissez moi vous présentez un homme que le hasard des contacts Facebook a poussé à ma rencontre. C’est un multicarte, un polydoué, un magicien du dessin (dites mois si j’en fait trop)… Xav Bidule.
Xav Bidule
-Bon Xav… puisqu’on se tutoie quand on discute, on ne va pas jouer au présentateur télé qui vouvoie ses amis de beuverie. Tel un inquisiteur des temps modernes, je vais te soumettre à la question pour que les lecteurs qui me suivent te découvrent un peu. Ne soit pas choqué, ça sera très intime…
Tu es prêt pour le questionnaire Fromage ou Dessert ?
-Je suis prêt Jerk et n’ai aucun tabou pour mes lecteurs. (wouhouuuu c’est la première fois que je dis ça !!!! \o/ )

 

-Alors c’est parti.


-Poiré ou liqueur de Quetsches ?
-Ni l’un ni l’autre, je suis plutôt cuba libre (depuis 2 ans maintenant) et bière (depuis un an), avant c’était Breizh-Cola (et oui on se refait parfois ! je ne sais pas si c’est dans le bon sens du terme ^^)
-Superman ou Ikki ?
-Rrrra je dirais plutôt Ikki. Mais je suis plutôt Shun que Ikki au fond, et ouais mec il a quand même libéré le sixième sens pour choper l’armure de bronze, on l’oublie trop vite ça. Heureusement que je n’ai pas dû choisir entre Ikki et Batman, là j’aurais été dans une sacrée panade.
Salsa ou Hard Rock ?
autant l’un que l’autre et un peu ni l’un ni l’autre, je suis plutôt bonne vieille folk et quelques chansons françaises bien écrites. J’aime beaucoup aussi les performances musicales.
Pain au chocolat ou Oeufs au bacon ?
Pain au chocolat, mais j’ai du mal à apprécier quand je paie 1€ la bête (pour du beurre, de la farine et deux barres de chocolat).
Bus ou Berline ?
Plutôt bus, je suis pas greusse voiture et ma fidèle saxo m’accompagne dans ma vie de tous les jours =)
Vice ou vertu ?
Plutôt le vice, mouahahaha ! le vice du sucre et du sel, le vice de la paresse. C’est dur ta question !
Bali ou Creuse ? Plutôt la Creuse !
C’est plus tranquille, moins bling bling. Bling bling je sais pas au fond, mais je ne recherche pas les palmiers, pis j’aime pas quand il fait trop chaud. Je préfère une douce brise, une soirée bière frite à Lille (magique) ou une soirée Dota, et surtout plus que tout un après-midi jeu de société avec les copains avec un bon jeu à l’allemande suivi d’un barbecue le soirs d’été.
Sociable ou Solitaire ?
Sociable je dirais, oui quand même j’aime bien être avec les autres, même si je passe beaucoup de temps tout seul et pense en avoir besoin d’ailleurs. Mais sans les autres, houlala ! Que la vie serait longue et difficile !
Miyasaki ou Marvel ?
Alors là c’est facile Hayao bien sûr ! Je l’ai découvert par hasard lors de la première diffusion française officielle de princesse Mononoké. Je savais pas du tout ce que j’allais voir et pendant tout le film j’ai fait « hou putain, hou putain, hou putain, hou putain, hou putain, hou putain, hou putain… » Après il y a tous les films des très chers studios Ghibli (enfin presque tous). Mon préféré de Miyazaki reste Porco Rosso (avec une très bonne vf, c’est assez rare pour le souligner), un film beau, doux, romantique, avec une musique qui vous fait frétiller les oreilles.
Pastels ou Gouaches ?
ni l’un ni l’autre, du tout du tout ! je suis critérium et tablette graphique. Depuis peu je m’essaie à l’encrage à la plume pour gagner du temps, peut-être un jour me mettrai-je à la colo à la main, mais je ne sais pas encore avec quel outil. Je suis encore dnas ma phase de recherche au niveau du travail, je me demande quand cela s’arrêtera !
Hugo ou Beigbeder ?
heuuuuuuuuuuuuuuuu, JK Rowling ! Je suis un petit lecteur en vrai, je parfais ma lecture en BD et manga mais peu pour le reste. Sinon j’apprécie la litté jeunesse aussi que j’ai découverte dans le cadre du boulot.
Sega ou Nintendo ?
Allons allons Jerk, cette question date des années 90 ! La guerre est terminée ! Si je dois choisir je dirais plutôt Nintendo, je lui dois pas mal d’heures à m’être cassé les doigts, mais j’ai fini Super Mario World à 100% il y a deux ans, c’est l’une de mes fiertés. Ils sont très forts même si leurs licences ne se renouvellent que très peu (je suis curieux qu’ils en disent un peu plus sur leur prochain Zelda mais ça fait longtemps). Un petite pensée pour M. Iwata (le pdg de Nintendo) qui nous a quittés il y a peu au passage. Mais Sega fait de très bons jeux (et pour tous les âges). Et oui, j’aime bien les jeux vidéos et oui, je me suis retenu j’aurais pu donner une réponse beaucoup plus longue mais je ne suis pas sûr que mes lecteurs aient réussi à en venir à bout ^^
Nintendo
Puisque tu es si créatif, quelques questions ouvertes. 
Un artiste fétiche ? Et Pourquoi ?
Dans les artistes du monde de l’Art, je vais dire Rodin, parce que purée d’crotte ! Il est impressionnant de technique et le rendu est magique (en fait je n’aime pas trop justifier mon appréciation pour les artistes, c’est juste que j’y suis plus ou moins sensible).
Une bande dessinée à nous conseiller ?
Je conseille les 3 premiers tomes de Blacksad, c’est génial ! Et beau ! Mais aussi Le combat ordinaire de Manu Larcenet, une histoire en 4 tomes, intéressant non ?
Un projet ? Non, ne dis rien ! Je vais balancer un peu pour toi. Voilà quelques semaines que nous travaillons ensemble. Dans certains domaines, un texte a besoin de son miroir. C’est le cas du livre jeunesse. Avec un immense plaisir je vous annonce donc que Xav Bidule et moi-même finalisons actuellement un joli ouvrage pour enfants aux Éditions L’Encre Parfumée de Lys. Vous en saurez bientôt plus…Un dernier mot Xav ?
Bon je n’ai pas l’habitude de cet exercice, j’espère que les lecteurs ne se seront pas endormis. Ils peuvent venir me voir sur mon blog (pub ! pub !)
Mais évidemment que je vais te faire de la pub. Retrouvez donc Xav sur son blog, suivez ses aventures folles de dessinateur en cliquant ICI.
N’hésitez pas à lui laisser un petit commentaire, comme vous allez sans doute le faire à la suite de ce post ! Des bisous !
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Le Cadeau (2/?)

En silence, tu dévores ton petit-déjeuner. En plus d’être gaulée comme une déesse, elle fait la bouffe comme un chef. C’est la femme idéale. Tu en es presque à te demander si tu ne remplacerais pas ton actuelle compagne par le cadeau qu’elle te fait. Un clou chasse l’autre…
Elle te regarde en attendant sagement que tu termines ton plat, et dans ce provisoire silence tu cogites comme jamais. Qu’est ce qui a bien pu passer par la tête de ta nana pour t’offrir ce genre de cadeau ? Jusqu’où peux-tu aller ? Si tu pousses l’expérience trop loin, l’actuelle propriétaire de ton petit corps d’athlète ne se pointera-t-elle pas pour démonter ta tronche de pervers ? Et après tout, pourquoi tout ça ne serait-il pas un piège pour te tester ?

– Humm.

On ne peut avoir regard plus perdu que le tien. Bovin. Tu es largué et ton cerveau fonctionne plus vite et de manière plus désordonnée que ces mains qui t’amènent tes œufs. Tu dégustes son frichti, tu te régales, évidemment. Le café chaud te ramène à la dure réalité, et ce qu’il y a de bien, c’est qu’elle est totalement identique à ce que tu vis en ce moment même. Tu fais durer les dernières bouchées, de peur que les consignes qu’elle va te donner limitent ton plaisir à portion congrue.

– Si vous avez terminé…

– Faites, je suis toute ouïe.

– Pour vos trente ans, Madame n’a pu être présente. Aussi, tenant à marquer le coup, elle a fait appel à mes services. Je suis ici pour la journée, comme je vous ai dit…

Elle tend la main vers le coffret sculpté.

… Votre épouse a déposé dans cette boîte huit fantasmes sur des petites cartes…

Tes yeux roulent sur eux-mêmes, le loup de Tex-Avery, à côté de toi, a l’air calme et posé. Ton caleçon ne suffit plus à contenir ton envie, mais comme par bonheur tu es assis, les apparences sont encore sauves.

… et pour commencer, vous allez en sortir quatre, au hasard. A vous !

Fébrilement, tu avances les doigts et fais pivoter le couvercle sur ses gonds. La boîte contient effectivement huit papiers, format carte de visite, glacés, que tu risque de faire s’embraser d’un simple contact avec tes phalanges. Ils sont parfaitement rangés dans des encoches, tels les lames de sang d’une disciple de Dexter en goguette. Tu tires le premier. Et tu déglutis, sourdement, avant de reposer le papier devant toi.

– A voix haute, s’il vous plaît.

– Je… oui, pardon. « Profiter d’une soumise, menottée et muette »

Son sourire est carnassier. Elle jubile. Tu ne sais plus où te mettre, dans ta tête c’est quatorze Juillet.

– Continuez je vous prie.

Avec un peu plus d’aise, et une goutte de sueur qui perle sur ton front, tu tires le second.

– « Trio Homme-Homme-Femme »

-Très bien, je note. Papier suivant ?

Ta femme a tapé juste. Jusque là, elle a tout bon, ta « to do list » se coche ligne après ligne;

– « Expérience tantrique ».

Oui, bon, d’accord, tu aurais voulu essayer. C’est sorti, reste à espérer que vous fassiez ça en premier. Parce qu’après un ou deux tours de grand-huit, les chevaux de bois risquent de te sembler fades.
Face à toi, elle acquiesce, pensive, et t’invite à continuer le tirage.

« Glory Hole » sort de ta gorge, remué par un vibrato musical. Elle te dévisage avec gourmandise. Tu as l’impression d’être scanné aux rayons X, découpé au laser.

– Voilà un tirage intéressant.

Sur ses talons et fesses à l’air, elle traverse la pièce. La croupe tendue, elle se penche sur ton ordinateur, saisit le mot de passe et démarre une session Skype. Quelques secondes après la sonnerie d’appel typique, c’est ta dulcinée qui te regarde, ravie de son cadeau.

– Bon anniversaire mon amour !

– T’es vraiment une grande cinglée. C’est quoi cette idée de ouf ?

– Bah quoi, elle ne te plaît pas Leslie ?

– Moqueuse ! Elle est…

Tu te tournes vers elle, histoire de ne pas passer pour le dernier des rustres.

– Vous êtes sublime Mademoiselle.

De nouveau tu pivotes vers ton épouse, qui se marre.

– Bon. Je suis là juste de passage, pour te dire deux choses. D’une part, tu peux faire ce que tu veux avec la demoiselle, tu me connais, pas de risque de jalousie de mon côté. Et d’autre part, te dire que j’ai configuré l’ordinateur pour accéder quand je le voudrai aux caméras qu’on a posées dans la maison. Je passerai vous voir… à l’occasion. J’ai ma journée, les volets sont fermés, je compte bien en profiter.

– T’es une grande malade…

– Une grande malade qui disparaît. Amuses-toi bien mon cœur !

L’écran s’éteint. Noir, mise en abîme. T’es parti pour une journée braguette, et le programme qu’elle vient de t’énoncer est alléchant.

C’est donc la charmante Leslie qui reprend la parole.

– Voilà. Vous savez presque tout. Je vais aller me changer et préparer quelques accessoires. Installez vous donc confortablement dans le canapé. Ah, j’oubliais. Les quatre papiers que vous avez tirés, ce sont les fantasmes que vous avez éliminés.

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